Alice Verstraeten, psychanalyse

La psychanalyse

est une pratique de l’hospitalité et de l’émancipation, à partir de l’écoute inconditionnelle.

Elle s’adresse à toute personne souhaitant surmonter une difficulté ou dépasser des blocages, tant sur le plan émotionnel que relationnel.

La psychanalyse, comme la thérapie de soutien, suppose que la patiente ou le patient est déterminé-e à se mettre en mouvement. Elle considère chaque personne qui arrive comme un sujet à part entière, avec des souffrances uniques, mais aussi des ressorts uniques à mobiliser pour s’en sortir. Il n’existe pas de solution standard. Il n’est pas question d’éduquer, de conseiller ou convaincre. La psychanalyse ouvre un espace où chacun (re)devient acteur de son mouvement psychique et peut élaborer sa propre réponse à ce qui le fait souffrir. Parce que l’analysant est accompagné, sécurisé, il peut s’écouter, penser, comprendre, explorer, agir, inventer ses propres solutions. 

Un-e psychanalyste est convaincu-e de la puissance du langage : sa puissance d’évocation, mais aussi sa puissance d’agir. Car dire les choses les met en mouvement. Le langage, sous toutes ses formes (celles des mots comme des silences, celles du corps, celles de l’art, etc), peut être approché avec divers degrés de lecture. A la part consciente de ce qui est énoncé se mêle la part inconsciente. Cette part inconsciente est notre terreau, notre humus, à partir duquel nous tentons de dénouer ce qui, dans nos quotidiens, semble inextricable…

La thérapie de soutien

Inspirée de l’horizon psychanalytique, la thérapie de soutien vise à renforcer les appuis et les ancrages, pour rebondir face à des difficultés ponctuelles (séparation, deuil, maladie, stress…)

Nous cherchons ensemble sur quels fondements de vie s’appuyer, comment rehausser l’estime de soi, renforcer les capacités d’adaptation, renouveler le regard sur ce qui nous arrive…

La plupart des personnes arrive en ayant identifié le besoin d’une thérapie de soutien. Nous commençons par là, puis les choses s’affinent : soit cela suffit, soit nous pouvons basculer vers l’analyse.

Dans mon cabinet, la thérapie peut prendre des formes artistiques. Elle s’adresse tant aux enfants qu’aux adolescents et aux adultes.

La médiation artistique

permet de réensemencer l’expression de soi.

Il s’agit de réintroduire du « jeu », au double sens de réintroduire du plaisir, du ludique, de la détente… et de réintroduire une marge de manoeuvre.

Lorsque l’on dessine, peint, sculpte, écrit, peu importe le niveau technique, ce qui compte c’est le mouvement, l’élaboration, toujours très « bricolée », d’un espace transitionnel où le transculturel et les entre-deux deviennent des forces, permettent la multiplication des liaisons. Le travail de la matière permet l’ancrage dans l’ici et maintenant. L’inénarrable, qui souvent prend les corps en otage, trouve d’autres matières où prendre corps. 

Alors non, la médiation artistique, ce n’est pas que pour les enfants. Les enfants s’en saisissent avec joie, mais ils ne sont pas les seuls que l’art délivre !

Ethnopsychiatrie et psychanalyse

L’ethnopsychiatrie, une approche ethnologique des souffrances psychiques, propose de prendre en compte la culture d’origine de chaque personne, sa langue, sa religion etc, pour aborder de manière spécifique son être-au-monde. Chaque culture a sa propre définition du normal et de l’anormal, du sain et du pathologique, ses propres règles sociales, familiales. Une personne en détresse s’exprime à travers un “filtre culturel”, les symptômes vont prendre des formes variées pour dire, sous une forme culturelle, ce qui ne passe pas.

Lorsqu’un patient arrive d’un autre pays et qu’il a traversé la guerre et l’exil, nous ne pouvons lui proposer des outils tout faits, calibrés pour et par l’Europe. Nous devons lui faire hospitalité : accueillir ses bagages culturels, et faire un pas vers sa vision du monde, pour trouver un espace commun où avancer.

L’ethnopsychanalyse, elle, s’intéresse plus précisément à une approche transculturelle de l’émancipation. Elle propose de se décentrer du concept de « normalité » (ethnocentré, pensé par les dominants et les puissants), de se libérer du tout culturaliste (figé) et du tout structuraliste (à visée universalisante, intrinsèquement impérialiste) pour penser les dynamiques et les mouvements de transformation, qui font le vivant.

Et ce qui a été pensé pour accueillir l’interculturalité… nourrit la psychanalyse au sens large.

Mon parcours

Docteure en anthropologie de l’Université Lyon II (2010), j’ai longuement travaillé sur les questions d’impunité, de mémoire, de langage, de justice, de résistance, de deuil, de transmission, de sororité… dans le cadre d’un crime contre l’humanité et de génocide, auprès des victimes de la dernière dictature civile-militaire en Argentine. J’y ai souvent croisé la psychologie et la psychanalyse. 

Je suis passée par l’enseignement, la recherche et l’édition.

La psychanalyse, elle, s’expérimente par la traversée de la cure : les psychanalystes ont eux-même d’abord été patients d’un analyste. La formation se poursuit toute la vie, auprès de nos pairs. Mais j’ai voulu passer à nouveau par l’Université, en espérant y trouver de la diversité théorique, un ensemencement mutuel des différentes approches. Je suis donc également titulaire d’un Master de psychanalyse de l’Université Montpellier III (2026).

Infos pratiques

Comment?

Un séance dure 45 minutes.

Je vous accueille pour un premier rendez-vous de repérage. Si le cadre vous convient, nous entamons une thérapie basée sur la parole. Parfois, en même temps, nous dessinons, peignons, modelons.

Au bout d’un certain temps face à face dans nos fauteuils, nous pouvons décider d’utiliser le divan. Le patient, la patiente, s’y allonge. Il, elle ne voit plus son analyste, qui reste néanmoins présent à chaque instant, accompagnant par sa présence la plongée dans la parole libre, l’association libre.

Les enfants peuvent “naviguer” des fauteuils à la salle de peinture où à l’espace jeu, chacun trouvant le petit coin et la manière de s’exprimer.

Où ?

Le cabinet est situé au 71, rue Camille Buffardel à Die.

Je vous accueille sur rendez-vous pris au 06.24.12.54.11.

Combien ?

Prix de la séance : 60 euros, paiements par chèques ou espèces.

Ateliers collectifs (artistiques) : prix variables selon les dispositifs et les lieux d’accueil, me consulter.

Toute séance non annulée 48 h à l’avance est due. 

Adresse mail : contact@alice-verstraeten-psy.fr

71 rue Camille Buffardel – 26150 DIE –

prises de rendez-vous : 06.24.12.54.11

contact@alice-verstraeten-psy.fr